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 Sujet du message: Le GCI/4
MessagePosté: Jeu 11 Fév 2010, 21:23 

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Le GCI/4

Bref historique:
Parmi tous les groupes de chasse équipés de Curtiss H-75, le GCI/4 est celui dont l'activité est la moins connue, pour la bonne et simple raison que ses archives ont été capturées en même temps que l'échelon roulant au cours de l'évacuation de Dunkerque. Si l'on ajoute à cela le taux de perte énorme qu'il a subi en mai-juin 1940, il reste bien peu de témoignages sur ses opérations avant le 20 mai 1940, date à laquelle l'échelon volant rejoint Villacoublay. Même après, ce groupe en pleine réorganisation et surtout en pleine bataille, n'a pas pu tenir à jour précisément ses archives avant la fin de la campagne de France.

Après avoir équipé la 5 ème escadre de chasse du nouveau chasseur, l'état major de l'armée de l'air décide ensuite de faire de même avec la 4 ème escadre. Début 1939, alors qu'il se trouve comme ses homologues des I/5 et II/5 sur la grande base de Reims, le GCI/4 est donc le troisième groupe à être transformé sur Curtiss H-75 en remplacement de ses Dewoitine 500 et 501 périmés. Il est alors commandé par le Cdt Gaston Raguenet de Saint Albin, qui sera remplacé durant l'été par le Cne André Hertaut. Ses deux escadrilles suivent les traditions des anciennes Spa 95 (une hirondelle en vol dans un fanion jaune et noir) et Spa 153 (le gypaète égyptien). Elle seront respectivement dirigées par le Cne O'Byrne et le Cne Barbier.
Le groupe reçoit donc ses premiers chasseurs de fabrication Américaine à partir de la fin du mois d'Avril 1939. Sa dotation initiale est de 18 appareils que l'on ne connaît malheureusement pas tous

  • 1re escadrille : n°48, 71, 72, 75, 76, 77, 78, 79, 84 ;
  • 2e escadrille : n°65, 70, 80, 81, 85, 86, 99.

La transformation sur le nouvel avion ne semble pas avoir posé trop de problèmes, car on ne retrouve pas de traces d'incidents au I/4 avant la déclaration de guerre. Il participe ainsi au grand défilé du 14 juillet à partir de Villacoublay et aux grandes manœuvres annuelles au mois d'aout. Son potentiel est théoriquement porté à 26 appareils avec l'arrivée progressive durant l'été d'au moins huit Curtiss H-75A2 en renfort, parmi les n° 104, 105, 106, 107, 109, 113, 115, 116 et 124.

Bilan:
Le GCI/4 a obtenu durant la campagne de France 45 victoires (36 sûres et 9 probables). Ce qui constitue le plus faibles palmarès des groupes équipés de Curtiss H-75. Mais à sa décharge, il a été relativement peu engagé durant la période de la drôle de guerre, et a par contre subi des pertes énormes dès le début de l'offensive allemande, ce qui a considérablement diminué son activité. Avec en tout neuf pilotes tués et treize autres blessés et/ou prisonniers. Cela représente près de 80% de son effectif initial. Il a néanmoins fourni entre le 10 mai et le 16 juin environ 83 missions pour 512 sorties.

Insigne:
Le GCI/4 contrairement à d'autres groupes n'a reçu que des appareils déjà camouflés. En 1939, ses avions portent des marques des plus classiques.
A la 1re escadrille, l'insigne de la Spa 95 (Hirondelle noire incluse dans un étendard jaune et noir) était peint sur la partie arrière du fuselage, et les codes individuels de style cyrillique, sur la dérive. Ils étaient blanc surlignés de noir et inclus dans un disque bleu.
Côté 2e escadrille, même chose pour l'insigne de la Spa 153 (gypaète égyptien rouge et argent) et le numéro individuel (Toujours à partir du 1) en blanc dans un disque noir sur la dérive.
Une petit particularité toutefois caractérisait les appareils du groupe. Tous portaient des "bandes de deuil" à la mémoire du Cne Bonneton, as de la grande guerre, qui commandait le groupe dont dépendait les deux escadrilles, lorsqu'il s'est tué sur accident en juin 1922. Elles consistent en une alternance de 3 bandes obliques noires et blanches reportées à la base de la dérive, sous le numéro de code (j'ai des photos si besoin ....). Seul exemple connu, sur le n°107 de la 2e escadrille, l'alternance de ces bande est inversée (blanc au centre, noir à l'extérieur). On en ignore la raison.

Suite aux directives de janvier 1940, les marques vont donc évoluer durant l'hiver à Norrent-Fontes. Le I/4 est le groupe qui semble avoir été le plus consciencieux sur ce point puisque les cocardes de fuselage vont bien prendre la place des insignes. Le Sgt Jules Joire, de la 1re escadrille, s'est fait photographier devant son appareil personnel à cette époque, le n)115. l'insigne à été recouvert d'une peinture qui apparait plus foncé que le gris-bleu foncé (contrairement aux autres appareils du groupe où l'on constate l'inverse) puis de la fameuse cocarde. Le numéro de code 13 est bien reporté en grand derrière elle, et l'insigne de la Spa 95 trouve sa place sur la dérive. Mais c'est le seul exemple connu d'un Curtiss en conformité exacte avec les fameuses directives. Toutes les autres photos des avions du GCI/4 montrent que le numéro de code est resté sur la dérive et que les insignes ont été reportés en plus petit sous le poste de pilotage (un peu plus en avant pour la 2e escadrille, et apparemment que du coté gauche). Le n°115 apparaît d'ailleurs en mai 1940 avec ce types de marques.
Il n'y aura pas d'évolution au I/4 en mai-juin 1940, certainement par faute de temps et de matériel. Mais comme les photos de cette période sont relativement rares, tout les membres du groupes ayant perdus leurs effets personnels avec l'échelon roulant à Dunkerque, difficile d'être catégorique. Parmi les H-75A3 perçus, il existe une photo du n°212 de la 1re escadrille dont le numéro de code 3 est peint en noir sur la dérive.
Sur une photo prise à Villacoublay en juillet 1939, on aperçoit une partie des marques particulières d'un Curtiss qui pourrait être l'un de ceux utilisés par l'état-major du groupe. Cet avion possède une large bande oblique sur le fuselage d'une seule couleur qui apparait foncée (rouge ou noir ?), et un écusson inconnu sur la dérive. Malheureusement, la vue n'est que partielle, et comme l'appareil n'est pas identifié, il n'y a pas de certitudes que cela soit bien un Curtiss du GCI/4.

insigne de la 1re escadrille (reprenant l'insigne et les traditions de la Spa 95)
Image

insigne de la 1re escadrille (reprenant l'insigne et les traditions de la Spa 153)
Image

composition du groupe en Aout 1939
Etat-major
    Cne André Hertaut
    Cne Louis Delfino

1re escadrille Cne Patrick O'Bryne
    Lt Jean-Louis Hirschauer
    Lt Edmond Guillaume
    Lt Jean Renaud
    Lt André Weis
    A/C Pierre Verry
    S/C Jean Hotellier
    Sgt André Naudin
    Sgt Raymond Cartier
    Sgt Charles Debéthune
    Sgt David Bompain
    Sgt Fernand Lacroix
    Sgt Jules Joire
    Sgt Raoul Bès

2e escadrille Cne Bernard Barbier
    Lt Eric Audemart d'Alançon
    S/Lt Jacques Tardy de Montravel
    S/Lt Robert Milbeau
    S/Lt Pierre Meyzonnier
    A/C Charles Kesse
    S/C Charles Dagbert
    Sgt Johannes Cucumel
    Sgt Jean Forzy
    Sgt Auguste Keller
    Sgt Georges Lemare
    Sgt Charles Chavarrot


Terrain du groupe au 26 aout 1939 :
Reims


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 Sujet du message: Re: Le GCI/4
MessagePosté: Jeu 11 Fév 2010, 21:28 

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De l'armistice à la drole de guerre

Fin août 1939
La mise en alerte générale de l'armée de l'air, le 26 aout 1939, trouve le GCI/4 toujours basé à Reims. Deux jours de préparations plus tard, et le groupe au complet déménage de quelques kilomètres vers le sud-est. Il rejoint Wez-Thuisy, qui sera son premier terrain de campagne. 26 Curtiss et 2 potez 63 de commandement sont du voyage.
Pas trop mal lotis sur ce nouveau terrain qu'il faut néanmoins aménager, les pilotes découvriront malgré tout un inconvénient majeur à Wez-Thuisy en ce mois de septembre 1939: situé relativement loin des lignes, il n'offre pas la même possibilité d'activité que d'autres bases situés plus à l'Est.
A la déclaration de guerre, sous les ordres du groupement de chasse 23, les patrouilles d'alerte se mettent en place, mais les incursions ennemies ne vont pas assez loin pour permettre au I/4 d'intervenir. A la fin du mois de septembre l'état-major réagit donc devant cette situation d'inutilité et décide d'organiser la rotation tout les 2 jours d'une patrouille double envoyée à Xaffévilliers en renfort du GCII/4, plus exposé. Le 24 six pilotes de la 1re escadrille partent donc avec l'espoir de missions fructueuses.

25 septembre 1939
Décollage de Xaffévilliers à 10h50 de la patrouille double détachée au GCII/4 pour une mission de protection sur le secteur Bergzabern-Hagenbach. Elle évoluera entre 4000 et 5000 m au sein d'un important dispositif regroupant d'autres appareils du II/4. Vers 12h05, une grosse formation de Me109 des JG 51 et 53 surprend l'ensemble des Curtiss à différents étages. La patrouille du Cne O'Byrne se fait simultanément attaquer par au dessus et en dessous, sans dommages heureusement, puis les Allemands dégagent en piquant tandis que trois nouveaux appareils attaquent. L'affrontement va rapidement se transformé en combat tournoyant prolongé (près de 20 mn) et confus. Les premiers, en plongeant, tombe sur la patrouille de l'A/C Verry qui dégage son commandant d'escadrille, et poursuit le 109 mordant jusqu'au sol. Premier enseignement noté par le pilote dans son rapport: Si le 109 redresse brutalement, le Curtiss plus lourd, pique plus vite (640 km/h atteints au badin) et l'A/C Verry peut appuyer sur la détente de ses mitrailleuses. L'allemand est touché, sort son train et s'étale dans un pré sans donner l'impression de chercher à se poser convenablement.
Mais la mêlée continue, et un second 109 arrivée à la rescousse passe malencontreusement devant les armes du Curtiss de Verry qui n'en demandait pas temps. Il ajuste sa deuxième victoire plein arrière. Ce second 109 va se poser en catastrophe le long de la route qui longe la forêt du Bienwald. Ces deux appareils appartenaient certainement au I/JG51 qui perd ce jour deux messerschmitt obligés de se poser en campagne suite à de grosses avaries. Plus personne aux alentours, le premier vainqueur du groupe regagne Xaffévilliers. Si tous les Curtiss du I/4 rentrent sans trop de dégâts, il n'en sera pas de même pour le groupe frère II/4 qui perd au cours de ce même combat un de ses commandants d'escadrille, le Cne Pierre Claude, tué au bout des suspentes de son parachute alors qu'il avait évacué son avion.

Le 27 septembre, la patrouille double de la 1re escadrille est relevé par une autre de la 2e escadrille qui aura moins de chance: elle rentrera à Wez-Thuisy le 29 sans victoires malgré trois missions accomplies. Le 4 octobre puis une dernière fois le 10, deux nouveaux détachements de 6 pilotes seront envoyés mais sans plus de réussite. Le groupe entre alors déjà en hibernation car il ne se passe absolument rien dans le ciel de Wez-Thuisy et de la Champagne. Le seul danger rencontré: une batterie de DCA française qui le 23 octobre s'en prend à une patrouille légère sans d'autres conséquences qu'une bonne petite frousse pour les pilotes.

Le 29 octobre, le général Vuillemin, commandant en chef de l'armée de l'air, vient rompre la monotonie en venant personnellement féliciter et décorer Pierre Verry pour ses deux succès, ce qui sera l'occasion d'une belle réception.


11 novembre 1939
L'ordre parvient de quitter la Champagne pour le Nord de la France, et plus exactement Norent-Fontes dans le Pas-de-Calais. Nouveau déménagement donc et arrivée sur le terrain là encore sans aucun aménagement, mise à part quelques tentes. Rien pour protéger les avions ou même les camoufler, ils passeront l'hiver en plein vent et sous les intempéries d'une saison exceptionnellement rigoureuse.
La nouvelle mission assignée au groupe, désormais sous les ordres du groupement de chasse 25, est de couvrir un secteur entre Dunkerque, Saint Omer et Armentières, le long de la frontière belge, car les appareils de reconnaissance Allemands profitent de la neutralité de la Belgique, qu'ils outrepassent à tous les coups pour survoler le Nord de la France, et s'y réfugier ensuite à la moindre escarmouche.
Le mauvais temps, de saison, ne facilitera pas cette tâche.


22 novembre 1939
Dans la matinée, le service de guet aérien signale un premier he111 vers Boulognes-sur-Mer. Le Cdt Hertaut fait décoller illico deux patrouilles légères pour couvrir un plus large espace, mais l'indésirable parvient à s'échapper par la Belgique. Puis un second est signalé entre Abbeville et Le Crotoy vers 11h45. La patrouille des Lt Hirschauer et Weis est posté aux alentours de Calais pour l'intercepter sur le chemin du retour. Il est 12h08 lorsqu'il est aperçu à 3 km, se dirigeant vers le Nord. Les deux chasseurs lancent la poursuite.
Malgré la présence des avions français, le He111 du stab/KG4 maintient tranquillement son cap sans manœuvrer ni changer d'altitude, croyant profiter rapidement de la neutralité Belge, tandis que ses assaillants le rejoignent petit à petit. Le Lt Hirschauer attaque le premier, relayé par son équipier. Prévenu par radio, le Cdt Hertaut a en effet autorisé les deux hommes à poursuivre leurs attaques au-delà du territoire français. Le pilote du Heinkel, très surpris, entreprend seulement de réagir et tente de s'échapper en gagnant de la vitesse au détriment de son altitude. Peine perdue, il est trop tard, les deux Curtiss ne le laisseront pas filer. Les mitrailleuses de plan, gelées par le froid, ne répondent pas, aussi les deux pilotes français ne peuvent tirer qu'avec leurs armes de capot. Quelques passes plus tard, et le Heinkel, touché à mort, finit par s'écraser non loin de Wevelgem, en Belgique.

Dès le lendemain, un nouveau He111 est pris en chasse par des Curtiss du groupe, mais celui-ci aura le temps de s'échapper. C'est toute la difficulté pour ces patrouilles censées intercepter tous les appareils de reconnaissance: ceux-ci volent en général à haute altitude, et le temps que les services de guet aérien ne les repèrent, puis que les Curtiss n'arrivent sur le secteur, il est en général trop tard. Et ce n'est pas la météo qui va arranger les choses pendant l'hiver.
Les deux pilotes vainqueurs du 22 novembre sont décorés à Norrent-Fontes le 1er décembre par le général d'Astier de la Vigerie, commandant la ZOAN.

A partir de la fin du mois de novembre, le mauvais temps va considérablement gêner l'activité aérienne et l'interrompre même à plusieurs reprises à cause de la neige. Devant la difficulté de mise en œuvre des patrouilles, deux appareils sont détachés à Dunkerque-Mardyck à partir du 21 décembre. On espère pouvoir les mettre en alerte plus rapidement, mais la vague de froid qui sévit au moment des fêtes va vite réduire cet espoir à néant.
Les rapports d'activité d'une compagnie de dépannage indiquent que fin décembre 1939 et début janvier 1940, deux appareils ont été récupérés (certainement les n°80 et 85, suite à des accidents) à Norrent-Fontes et Dunkerque. L'un des inconvénients du gel est qu'il rend les nombreuses taupinières du terrain dures comme du béton. Elles auront raison de quelques trains d'atterrissage durant l'hiver. Aucun Curtiss ne vole en fait du 29 décembre 1939 au 9 janvier 1940 à cause de l'enneigement. Les pilotes iront donc passer le réveillon à Lille la conscience tranquille !

Avec ces quelques évènements, la fin de l'année 1939 est seulement marquée par quelques mouvements de pilotes. Le 28 novembre, le Cne André Gauthrin est affecté au groupe dont il rejoint l'état-major en tant que commandant en second. Le Lt jean Renaud quitte lui le I/4 le 11 décembre pour l'état major du GCI/10.


13 janvier 1940
Malgré le froid, les missions ont repris. Le Cne Barbier et le Sgt Lemare décollent en fin de matinée pour patrouiller à haute altitude dans le secteur de Dunkerque avec l'espoir, comme à l'accoutumée, de barrer la route aux appareils de reconnaissance ennemis sur le chemin du retour. Et la chance est avec eux. A 13h00, des éclatements d'obus de DCA révèlent la présence d'un Do17 en route vers l'Angleterre. Les deux Curtiss le prennent immédiatement en chasse, aidés par la DCA qui jalonne consciencieusement le parcours du Dornier, trop haut pour être atteint. Le pilote de ce dernier met pleins gaz, mais après 10 mn de poursuite, le Cne Barbier parvient toute de même à distance de tir. Il ouvre le feu à la verticale des côtes britanniques.
L'équipage du bimoteur ne riposte pas (et pour cause, leur avion n'est pas armé), et son pilote plonge en faisant demi-tour. Le Sgt Lemare le cueille à son tour. Les deux chasseurs français enchainent ainsi les passes sur le Dornier, qui tente de s'échapper par des manœuvres brutales. De retour au niveau des côtes françaises, le combat se poursuit vers le Nord, l'équipage allemand espérant pouvoir rejoindre la Belgique. Mais il finit par s'avouer vaincu, et va se poser dans un champ, au Nord de Calais.
Les 3 membres d'équipages seront fait prisonnier avant de parvenir à mettre le feu à leur appareil, qui est une très belle prise. Il s'agit en effet de l'un des trois exemplaire du Do17 S-0, appareil de très grande reconnaissance du 1.(F)/Obdl, unité rattaché au haut commandement allemand. Outre la prise d'un appareil très performant, on y trouvera à bord quantité de matériel de pointe et des informations de premier ordre, codes de transmission et autres cartes des bases de la Luftwaffe. C'est une nouvelle fois le général d'Astier de la Vigerie qui décorera les pilotes vainqueurs le 2 février.

Mais hormis cette mission victorieuse, l'activité du groupe sera encore perturbée jusqu'au début du mois de Mars 1940.


mars 1940
Avec le retour des beaux jours, les vols vont se multiplier.
Aucune mission ne permettra plus d'intercepter d'appareils ennemis avant l'offensive du 10 Mai, mais ce printemps 1940 permet d'enchaîner les entrainements et d'incorporer les nouveaux pilotes arrivés en renfort, comme le S/Lt Harold de la Taille Trétinville et le Sgt Raymond Collart, en provenance du CIC de Chartres. Le premier est affecté le 1er mars à la 2e escadrille, et le second, semble-t'il, à la première. Le Lt André Stiquel, en provenance du GCII/8, rejoint la 1re escadrille le 1er mai.



1er mai 1940
Après presque 6 mois passés à Norrent-Fontes, le GCI/4 reçoit l'ordre de repartir à Wez-Thuisy. Il quitte donc le Pas-de-Calais dans la journée pour retrouver son premier terrain d'opérations, près de Reims. Il repasse sous le commandement du groupe de chasse 23.
Un état daté du 1er mai signale alors 29 Curtiss au groupe, les n°6, 48, 65, 68, 70, 71, 72, 75, 76, 77, 78, 79, 84, 86, 99, 104, 107, 109, 113, 115, 116, 124, 137, 142, 162, 171, 172, 174 et 194.


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 Sujet du message: Re: Le GCI/4
MessagePosté: Jeu 11 Fév 2010, 21:28 

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La campagne de France :
10 Mai - 24 Juin 1940


Pilotes du GCI/4 au 10 Mai 1940
Etat-major
    Cne André Hertaut
    Cne Louis Delfino
    Cne André Gauthrin

1re escadrille (Spa95) : Cne Patrick O'Bryne
    Lt Jean-Louis Hirschauer
    Lt Edmond Guillaume
    Lt André Stiquel
    Lt André Weis
    S/Lt Pierre Verry
    S/Lt André Naudin
    Adj Jean Hotellier
    S/C Raymond Cartier
    S/C Charles Debéthune
    S/C David Bompain
    S/C Jules Joire
    S/C Raoul Bès
    Sgt Fernand Lacroix
    Sgt Raymond Collart

2e escadrille (Spa153) : Cne Bernard Barbier
    Lt Eric Audemart d'Alançon
    Lt Jacques Tardy de Montravel
    Lt Pierre Meyzonnier
    S/Lt Robert Milbeau
    S/Lt Harold de la Taille Trétinville
    A/C Charles Kesse
    A/C Pierre Feuillat
    Adj Charles Dagbert
    S/C Johannes Cucumel
    Sgt Jean Forzy
    Sgt Auguste Keller
    Sgt Georges Lemare




Vendredi 10 mai 1940
Terrain de Wez-Thuisy (51), puis de Dunkerque-Mardyck (59), 31 pilotes disponibles et 30 Curtiss présents.

6 missions, 35 sorties
    04h40: couv. du terrain - 1 pat. simple
    04h45: couv. secteur Rocroi, Flize - 1 pat. légère
    05h15: couv. du terrain - 1 pat. légère
    07h30: couv. du terrain - 1 pat. légère
    17h30: couv. secteur Escaut - 2 pat. doubles
    18h30: couv. secteur Escaut - 2 pat. doubles

La 1re escadrille est d'astreinte et avant l'aube, ses pilotes et mécaniciens montent au terrain. L'alerte est vite donnée. Une première patrouille décolle à 4h40 en couverture à priori.
Le Sgt Joire raconte :
Citation:
La DCA tire un peu partout, mais ne voyons rien. Vers 5h30 nous apercevons à 500 m au dessus de nous un avion (NDA : un He111 de la 7./KG53) se dirigeant vers l'Est. Pleine gomme, mais tandis que nous prenons de l'altitude, celui-ci continue à grimper et nous distance. J'avais fermé mes volets de capot, mon moteur tirant mieux que celui de mes camarades, je les lâche et réussit à gagner peu à peu du terrain sur l'ennemi présumé. Au moment où je reconnais les croix noires, le mitrailleur me lâche une rafale qui coupe mes commandes de direction. Je riposte par de courtes rafales 3/4 arrières, droite et gauche. L'allemand à son moteur gauche stoppé et perd de l'altitude. Deux types sautent en parachutes, le piqué est plus accentué. Voyant derrière moi Hotellier et Bompain, je m'écarte pour les laisser l'achever ; l'avion s'abat brutalement sur le ventre vers 6h00, aux environ de Neufchâteau en Belgique (NDA: Le Heinkel sera retrouvé à Ell au Luxembourg)
Retour au terrain. Aterrissage normal malgré les commandes de direction coupées et les pneus crevés. J'ai au moins une vingtaine de balles dans mon avion et me porte à merveille.

Cinq minutes après la première, une patrouille légère de la 1re escadrille décolle en couverture de l'axe Rocroy-Flize (08). Le Cne O'Byrne et le S/C Debéthune croisent, également vers 5h30, un peloton de 8 Do17 et s'attaquent au dernier d'entre eux. Mais la riposte d'un mitrailleur fait mouche, et le Cne O'Byrne reçoit une balle dans la main droite. Il parvient néanmoins à rentrer au terrain mais est évacué sur l'hôpital de Reims. Il ne retrouvera son escadrille qu'en AFN, et sera remplacé à la tête de la une par son second, le Lt Hirschauer.

A 05h15, une troisième patrouille prend l'air en couverture, et rapidement tombe sur un peloton de Do17 de la KG2 près de Mourmelon (51). Le S/Lt Verry effectue une passe, mais voit ses armes s'enrayer. Ses équipiers, le S/C Bès et le Sgt Lacroix, pendant ce temps, se joignent à une patrouille du I/5 (Cne Accart et Sgt Perina). Ils participent à la destruction d'un autre Dornier du II/KG2, mais sont vite rappelés à l'ordre par leur chef de patrouille, qui n'a ainsi pas pu obtenir leur aide.

Vers 7h30, c'est une patrouille simple de la 2e escadrillequi est envoyé en couverture du secteur. Et là encore, c'est un Do17 qui en fera les frais. En observation cet appareil de l'état-major du KG76 esseulé est attaqué et mis en flammes par les pilotes français qui le voient s'écraser non loin de Buzancy (08). Le secteur autour de Wez-Thuisy a vu beaucoup de bombardiers envoyés notamment contre les aérodromes français, ce qui a permis au groupe de remporter ces 3 victoires, tandis que le terrain est resté intact.

Dès l'annonce de l'invasion allemande, l'état-major réagit en renforçant le Nord du pays et la Belgique. Et le GCI/4 fait partie de la manœuvre. A peine 10 jours après son départ de Norrent-Fontes, le groupe doit donc regagner le Nord de la France, et plus précisément le terrain de Dunkerque-Mardick celui de Norrent-Fontes étant déjà occupé par le GCIII/1 équipé de Morane. les préparatifs se font dans la hâte, et dès 13h15, 29 Curtiss décollent pour rejoindre leurs nouvelles installations. Ils atterrissent 1h15 plus tard et découvrent une base sous-équipée, sans abri pour camoufler les appareils. On les disperse donc tant bien que mal autour de la piste. A nouveau sous les ordres du groupement 25, 12 appareils reprennent l'air dès la fin de l'après-midi pour effectuer une mission de couverture sur l'Escaut que l'avant-garde Française est en train de franchir. Ils seront relayés une heure plus tard par 12 autres. Ces 2 missions seront effectuées sans que les avions ennemis n'interviennent.
N'ayant pas eu le temps de trouver un logement autour du nouveau terrain, les pilotes passent leur première nuit à Dunkerque dans les barraques situés aux alentours de la piste, mais tout rentrera dans l'ordre dès le lendemain.


Samedi 11 mai 1940
Terrain de Dunkerque-Mardyck, 30 pilotes disponibles et 29 Curtiss présents.

3 missions, 32 sorties
    ?? : couv. du terrain - 1 pat. simple
    ?? : couv. du terrain - 1 pat. simple
    16h15: couv. secteur Anvers, Breda - 1 pat. triple et 3 patrouille double (soit 26 appareils)

A l'aube, tout le groupe est déjà à pied d'œuvre et au moins deux patrouilles simples décollent en couverture a priori, mais sans résultats. A 15h50, l'ordre tombe d'envoyer "tous les effectifs disponibles" en couverture d'une colonne alliée bombardée sur l'axe Anvers - Breda. Selon les archives du groupe, vingt six Curtiss prennent la direction du secteur assigné à 16h15 sous le commandement du Cdt Hertaut, pour ce qui va être l'une des plus intenses confrontations aériennes de toute la campagne de mai-juin 1940. Une demi-heure après le décollage, aux environs d'Anvers, des Do17 sont aperçus, mais presque aussitôt, des Me109 de la JG26 entrent en action. D'après les revendications allemandes (huit Curtiss aux environs d'Anvers), le combat face aux chasseurs semble s'être déroulé en deux phases distinctes: vers 16h45 tout d'abord, puis entre 18h10 et 18h30. Au vu du premier engagement, et de l'autonomie du Curtiss H-75, il est donc possible, mais pas certain du tout, que les deux escadrilles n'aient pas travaillé au même moment. Il est en tout cas très difficile de remettre tous les évènements de cette mission dans le bon ordre chronologique.

Suite à l'attaque des 109, les patrouilles de la 1re escadrille sont disloquées et engagées en tournoyant. Le Cdt Hertaut est rapidement isolé, tout comme les pilotes de la patrouille du S/Lt Verry ; le Cne Delfino et le S/Lt Verry s'entraident un moment (ils revendiqueront tous les 2 en collaboration un Me 109) mais ils se perdent ensuite de vue ; le S/C Debéthune parvient à descendre l'un de ses assaillants, mais reçoit à son tour une rafale qui le blesse à la jambe (de retour à Mardyck, il sera contraint de poser train rentré le Curtiss n°77 dont les tuyauteries ont été percées). Du côté de la 2e escadrille, le Cne Barbier est légèrement blessé par une balle qui traverse le pare-brise de son Curtiss, mais se voit heureusement dégagé par son équipier l'A/C Kesse (un 109 sûr).

Les patrouilles se reforment ensuite avec les pilotes et reprennent leur mission de couverture. A 17h15, un He111 de la 3./KG126 est descendu par le S/C Cucumel, puis vers 17h30, un second de la stab./KG54, assailli par 8 Curtiss différent.
Mais vers 18h00, donc , c'est à nouveau une formation de Me109 que rencontre le GCI/4, et c'est apparemment à ce moment que Cucumel obtient une seconde victoire sûre.

Côté allemand, sans parler des deux He111, la JG26 confirme bien la perte de trois Me109, mais pour le GCI/4 le bilan de cette sortie est catastrophique. C'est l'hécatombe. Quatre pilotes manquent à l'appel, mais heureusement deux d'entre eu sont hospitalisés à Anvers. Le S/Lt Verry blessé par des 109, a pu se parachuter du Curtiss n°116, et le S/Lt Naudin, moteur coupé et blessé lui aussi a pu se poser à bord du n°75 en campagne, à Stekene, en évitant de justesse une ligne d'arbres.

Par contre, les deux autres ont bel et bien été tués. Le sergent Fernand Lacroix, dont l'appareil à été aperçu tombant en flammes, s'est écrasé entre Wuestwezel et Zundert à bord du Curtiss n°99, tandis que le commandant du groupe, le Cdt André Hertaut, est tombé dans son Curtiss n°172 à Zoersel, entre Turnhout et Anvers en Belgique. Ce sont donc en tout 6 pilotes qui ont été mis hors de combat, et seul le Cne Barbier retrouvera sa place rapidement.

Au niveau du matériel, deux Curtiss supplémentaires ont été perdus. En rentrant le Lt Hirschauer, moteur de son n°71 en panne, a dû atterrir sur le ventre à 3 km du terrain, tandis qu'en se posant, le Sgt Bompain a heurté une torpille malencontreusement abandonné sur la piste par un Loire-Nieuport et a brisé une jambe de train de son appareil. La plupart des Curtiss engagés ont reçu du plomb dans les ailes puisque le lendemain à l'aube, seulement 6 seront disponibles.


Dimanche 12 mai 1940
Terrain de Dunkerque-Mardyck, 24 pilotes disponibles et 25 Curtiss présents.

3 missions, 9 sorties
    04h20 : couv. du terrain - 1 pat. simple
    08h30 : couv. du terrain - 1 pat. simple
    15h30 : couv. du terrain - 1 pat. simple

Suite aux événements de la veille, le I/4 va se révéler incapable d'effectuer la moindre mission de couverture ou destruction sur secteur avec un effectif digne de ce nom. Trois patrouilles simples seulement décolleront, à chaque fois pour une couverture du terrain sur alerte, mais sans rencontrer la luftwaffe. La journée est donc passée à panser les plaies et amener le nombre d'appareils disponibles à un nombre raisonnable. Le médecin du groupe, le Cne Clair Cadeot, part à la recherche du point de chute du Cdt Hertaut, dont la dépouille sera ramenée à Dunkerque un peu plus tard par ses soins. Il y sera inhumé le 15 mai.
A la tête du groupe, c'est le Cne André Gauthrin qui va durant quelques jours assurer le commandement par intérim, jusqu'au 15 mai, et le retour du Cdt Gaston Raguenet de Saint-Albin.


Lundi 13 mai 1940
Terrain de Dunkerque-Mardyck, 25 pilotes disponibles et 25 Curtiss présents.

3 missions, 15 sorties
    04h20 : couv. du terrain - 1 pat. simple (1h40)
    Après-midi : couv. du terrain - 1 pat. simple
    17h30 : couv. secteur Roosendaal, Brecht - 1 pat. triple

La journée débute comme la veille, calmement. Une patrouille d'alerte décolle à priori à l'aube, sans résultat, et une seconde en début d'après-midi. Une mission de couverture sur l'axe Roosendaal - Brecht est ordonné, et vers 17h30, une patrouille triple mixte des deux escadrilles décollent pour se porter sur le secteur. Après un quart d'heure, au sud de Roosendaal (Pays-Bas), la patrouille de l'Adj Hottelier, du Lt Weis et du Sgt Joire intercepte un He111 de la 5./KG54 que les 3 pilotes parviennent à descendre, moteurs en flammes. Plusieurs Me109 du I./JG20 interviennent de ensuite, mais les pilotes français, profitant de la couche nuageuse, parviennent à s'en défaire et à reprendre le cours de leur mission. Le Cne Delfino et le Lt Hirschauer en revendiquent même un probable.
Au retour, différents appareils allemands (Me110, Do17, He111) sont encore aperçus et engagés avec plus ou moins de réussite. Un heinkel de la 6./KG4 est endommagé par des Curtiss du I/4 et sera par la suite achevé par la DCA Belge près de Brecht. Il s'agit certainement de celui qui sera homologué au Lt Hirschauer.
C'est d'ailleurs au cours d'une passe appuyée sur un Heinkel que ce dernier reçoit une bonne rafale dans son avion. Lui-même est indemne, mais le moteur endommagé de son Curtiss est dès lors incapable de le ramener au terrain. Il choisit un espace dégagé et se pose en campagne à Clinge (Belgique) pendant que tout les autres pilotes rentrent sans encombres au terrain.


Mardi 14 mai 1940
Terrain de Dunkerque-Mardyck, 25 pilotes disponibles et 24 Curtiss présents.

2 missions, 21 sorties
    04h50 : prot. reco secteur Anvers, Brecht, Turnhout - 1 pat. triple
    13h30 : prot. reco secteur Woensdre, Bergen, Roosendaal, Esschen- 1 pat. triple

Le groupe se remet tout doucement de la journée du 11 mai et peut ainsi à nouveau oeuvrer au bénéfice de la VIIe armée. Dès l'aube, une première mission de protection de reconnaissance est accomplie, au cours de laquelle les allemands ne se montrent pas.
Idem dans l'après-midi avec une seconde protection, et pour cause: la luftwaffe intervenant en masse sur le secteur de Sedan, elle délaisse quelque peu celui où opère le GC I/4.


Mercredi 15 mai 1940
Terrain de Dunkerque-Mardyck, 25 pilotes disponibles et 24 Curtiss présents.

2 missions, 18 sorties
    04h30 : couv. secteur Anvers - 1 pat. triple
    ?? : prot. bomb. secteur île de Beveland - 1 pat. triple

Cette journée est principalement marquée par les obsèques du Cdt hertaut, qui ont lieues à Dunkerque à 10h30. Le moral s'en ressent, et l'inquiétude pointe déjà dans le groupe, à la vue des innombrables réfugiés qui commencent à affluer autour de Madryck, en provenance de Belgique et des Pays-Bas. En fin de matinée, le Cdt Raguenet de Saint-Albin, alors commandant du CIC de Chartres, reprend la tête du GC I/4 qu'il avait quitté à la fin de l'été 1939.
Les pilotes n'en accomplissent pas moins leurs missions, et à l'aube, une patrouille triple effectue une couverture dans la région d'Anvers, où la VIIe armée tente de conserver la maîtrise du port. Un peu plus tard, ce sont à nouveau 9 Curtiss qui sont envoyés en protection d'un bombardement effectué par des Loire-Nieuport 401 de la Marine sur l'île de Beveland, toujours dans l'optique de protéger le flanc gauche de la VIIe armée et Anvers. Pour les chasseurs du I/4, ces deux missions se dérouleront sans aucun accrochage.


Jeudi 16 mai 1940
Terrain de Dunkerque-Mardyck, 26 pilotes disponibles et 24 Curtiss présents.

2 missions, 18 sorties
    09h30 : couv. secteur au large d'Ostende - 1 pat. Double
    13h30 : couv. secteur Termonde, Willebroek - 4 ou 5 pat. simples

Pas de mission à l'aube, mais vers 09h30, une patrouille double est envoyée sur alerte en protection d'un convoi maritime malmené au large d'Ostende. Le temps d'arriver sur les lieux, pourtant court, et le secteur est tout à fait vide d'appareils Allemands. Le Cne Barbier aperçoit au dessus des terres un Hs126, le tire à plusieurs reprises, blessant certainement son mitrailleur, mais le papillon (surnom du Hs126) s'échappe en piqué sans qu'aucun Curtiss ne poursuive l'attaque.
Dans l'après-midi, en collaboration avec le GC II/8, le I/4 est utilisé en couverture de repli de troupes entre Termonde et Willebroek. D'après les archives du GC II/8, chacun des 2 groupes fournit une patrouille simple (celle du II/8 en position basse, et celle du I/4 en position haute) qui est relayée par une autre toutes les heures entre 14h00 et 18h00. Il semble donc que le I/4 est utilisé une douzaine d'appareils pour cette longue couverture, au cours de laquelle, malgré sa durée, rien de spéciale n'est arrivé.
Pourtant le groupe est encore affaibli par la perte en fin de journée de deux précieux chefs de patrouille. Le Cne Louis Delfino de l'état-major et le S/C Johannes Cucumel de la 2e escadrille sont affectés au GC II/9, en cours de transformation sur Bloch 152, et quittent Dunkerque dans un Bloch 220 de transport.


Vendredi 17 mai 1940
Terrain de Dunkerque-Mardyck, 24 pilotes disponibles et 24 Curtiss présents.

3 missions, 25 sorties
    04h35 : prot. bomb. secteur Anvers, Walcherem - 1 pat. triple (1h40)
    08h40 : prot. bomb. secteur Anvers, Walcherem - 1 pat. triple (1h40)
    15h25: couv. secteur Walcherem - 1 pat. triple (1h40)

C'est encore en collaboration avec le GC II/8, ainsi que les AC 1 et AC 2 sur potez 630, que le I/4 va travailler. Dès l'aube, et tout au long de la journée, il faut protéger le flanc gauche de la VIIe armée, et éventuellement de nouvelles opérations de bombardement (menée par des Chance-Vought 156 et des Joire-Nieuport 401 de la Marine) contre des digues qui permettent aux allemands de s'approcher d'
Anvers.
Dès 04h35, c'est une patrouille triple de la 1re escadrille qui s'envole. Tout ce passe normalement jusqu'à la fin de la mission. En effet, vers 05h30, la patrouille basse, et plus particulièrement l'Adj Hottelier, repère un bombardier He111 du Stab./KG4 et l'annonce à ses équipiers. Le Lt Weis reste en protection, tandis que le Sgt Joire en aperçoit un second 1000 m derrière le premier et ne s'occupe que de celui-ci. Et avec succès, puisqu'en deux passes appuyées, le bimoteur va s'écraser en flammes. Son chef de patrouille a moins de chance et perd de vue le sien.
A peu près au même moment, un autre Heinkel de la même unité est descendu par deux Potez de la Marine (victoire confirmée), mais il semble que le Lt Stiquel ait aussi participé à sa destruction, puisqu'il revendique la chute d'un bimoteur tombé en mer en flammes. A moins qu'il ne s'agisse pas du même ...
Difficile de ......

la suite bientôt :pbomodif


Dernière édition par PB0/KGM_Foxy le Dim 14 Fév 2010, 23:05, édité 5 fois.

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 Sujet du message: Re: Le GCI/4
MessagePosté: Sam 13 Fév 2010, 23:13 
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Merci !!!!!

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 Sujet du message: Re: Le GCI/4
MessagePosté: Dim 14 Fév 2010, 02:00 

Inscription: Mar 13 Mar 2007, 03:11
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Super !


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 Sujet du message: Re: Le GCI/4
MessagePosté: Dim 28 Fév 2010, 12:13 
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Inscription: Ven 23 Sep 2005, 19:10
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ZAvions pas vu.. ! :shock: merci foxy ! de la bien belle lecture !

Mais tu retapes tout ou tu utilises un ocr ?

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Dernière édition par PB0_Sam le Mar 02 Mar 2010, 17:50, édité 1 fois.

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 Sujet du message: Re: Le GCI/4
MessagePosté: Dim 28 Fév 2010, 13:12 

Inscription: Mar 01 Avr 2003, 11:08
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je retapes tout !!!
d'ailleurs vu que j'ai finis la review d'Oleg et que j'ai eu des réponses de la part des banques pour mon achat immo , je devrais bientôt pouvoir reprendre l'écriture :pbomodif


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